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La vie du village > Rue de la Croix Rouge

La rue de la Croix rouge

 

 

Le Républicain Lorrain du 23 décembre 2007 :

Le maire montre sa satisfaction. Les requérants, Martine Sas-Barondeau, Jean-Luc Villeval et Gilles Soulier ont perdu.  Mais c'est avant tout les riverains de la rue de la Croix-Rouge et tous les habitants du village qui sont perdants. C'est Ancy qui est perdant.

De nombreux Ancéens se sont opposés à ce projet dès son annonce en considérant, à juste titre, qu'il défigurerait définitivement ce site, symbole fort de l'âme du village. Ils sont toujours aussi nombreux à regretter la décision du Tribunal et à manifester aux trois requérants leur soutien moral et également financier.

Les requérants ne comprennent pas comment le Tribunal administratif a pu valider un permis contraire à l'esprit du Plan d'Occupation des Sols (POS).

Extraits de la note en délibéré adressée au président du Tribunal administratif par Martine Sas-Barondeau le 15 octobre 2007 :

"Le Commissaire du Gouvernement, M. Richard, a soutenu que la construction projetée dans la zone UB :

       doit  se situer, selon l'article UB6 du règlement, dans le  prolongement des façades voisines même situées en  zone UA ;

       qu' il y a respect de la règle ;

       et, par conséquent, que le moyen de ce que la construction devrait être implantée dans le prolongement de la maison voisine, située sur la même propriété Schneider, devait  être écarté comme non fondé.

L'article UB6 du règlement du POS stipule que les constructions doivent se situer dans le prolongement des  constructions voisines. Il va de soi  qu'il s'agit des maisons voisines de la  même zone, à savoir ici de la zone UB, et non de la zone UA.

Etant donné que la construction projetée se situe en zone UB, sur la même propriété, appartenant à M. Schneider, à côté de la maison de M. Schneider, celle ci devait être implantée, selon les dispositions de l'article précité, par rapport à la maison de celui-ci et non, comme dans le cas d'espèce, par rapport aux maisons voisines de la zone UA. De  plus, la parcelle de M. Schneider sur laquelle est projetée la construction n'est pas limitrophe de la zone UA. En effet une autre parcelle sépare la construction des maisons voisines situées en zone UA.

Il importe que l'immeuble  soit implanté dans le prolongement des maisons voisines qui se situent sur la même zone et d'appliquer le règlement de façon stricte.

L'immeuble s'inscrit dans un quartier présentant une organisation particulière du bâti qui doit être respectée. L'implantation de l'immeuble sur la parcelle doit  participer à la cohérence et à la qualité urbaine des lieux.

La Zone UA correspond au quartier ancien caractérisé par la continuité du bâti liée à l'alignement des façades au ras de la rue.

La Zone UB au contraire, correspond au quartier récent où la densité du tissu urbain est moins forte, où l'implantation est discontinue et où le bâti est isolé sur la parcelle.

L'immeuble projeté dans cette zone doit donc obéir aux règles de sa zone et non aux règles de la zone UA. Il doit être implanté en retrait, comme les autres maisons de la zone UB, dans le prolongement de la maison de M. Schneider. Il permettra ainsi l'insertion dans  le site, le respect de la végétation existante et les vieux murs qui selon les objectifs de la commune doivent être préservés. "

Extrait du jugement du Tribunal administratif du 8 novembre 2007 :

 

Par ailleurs, il faut souligner que les requérants ne s'opposaient pas à la construction d'un immeuble sur la parcelle, mais demandaient à ce que le caractère spécifique du bâti de la zone UB soit respecté.

 

  

 

Extraits des "Chroniques ancéennes - en parcourant nos rues n° 8" de Monsieur André MICHEL, parues dans le bulletin municipal n° 10 de juin 1998.

"La Rue de la Croix Rouge

(...) Elle ne fut longtemps qu'un chemin rural qui desservait des crouées (jardins, vergers, chènevières) et qu'empruntait le troupeau communal que le pâtre consuisait dans les près bordant la rivière. En 1810, le premier atlas cadastral désigne par le nom de "Croix Rouge" un canton de terres cultivées situé près de l'église. Le cadastre de 1848, qui indique pour la première fois le nom des voies communales, découpe ce chemin en trois parties. (...) A cette époque, il n'existe encore que deux maisons, situées dans l'enceinte du village, au début de la rue de l'Ecole. Il n'y a pas d'autres maisons en 1888, quand le nom des rues est fixé par le conseil municipal. (...) Dressée au centre de la place triangulaire, la Croix Rouge est une ancienne croix des champs dont on ne connait pas l'origine.  Elle est évoquée dans un texte de 1703 décrivant le chemin qui sera suivi pour la procession des Rogations, le curé Jacques Woirhaye (1699 - 1740) écrit qu'on passera "auprès de la Rouge croix en montant par le Chesne"."

 

Epilogue