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Description du village Extrait du Dictionnaire du Département de la Moselle Auteur : M. VIVILLE - 1817
"Village situé à gauche de la Moselle, ancienne province des Trois-Evêchés ; paroisse et mairie dont dépend le village de Dornot, à 15 kil. S. O. de Metz, 5 E. de Gorze. Ce village est divisé en trois hameaux, qui se nomment séparément, savoir : celui du milieu Narci, celui du côté de Metz, Rongueville, et l'autre le Chesne. Il y a sur le territoire de ce village, de belles carrières de pierres de roche ; population 1 165 habitants, maisons 205, territoire productif 985 hectares, dont 228 en vignes, 435 a. 52 c. en bois et 96 en friches ; une huilerie. Revenu 34,684 f. cadrastré, y compris Dornot pour le territoire productif et les revenus.
Ce village avait une Maison forte ; elle fut rançonnée en 1434 par un partisan français nommé Pothen de Saintrailles qui, avec 1500 hommes, désolait le Val de Metz. Cette maison appartenait alors à Jean Legronais, citoyen de Metz, à qui René 1er duc de Lorraine venait de l'engager pour 600 francs. Elle fut prise en 1436 par le capitaine Joachim qui commandait à Gorze pour le Roi de France Charles VII, et qui avait cru y surprendre Conrard Bayer, Evêque de Metz.
Au mois de juillet 1443, les Messins eurent une conférence à Ancy avec les seigneurs Désarmoises, dont ils avaient ravagé les terres et assiégé le château de Fléville avec 300 cavaliers et 600 hommes de pied, pour se venger de ce que les gens de Fléville et de Commercy étaient venus, dans le mois de mars prédédent, brûler Lorry, Woippy et Tignomont. |
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La paix se fit au mois de novembre ; mais elle ne fut pas de longue durée, car le 26 mars suivant, Colard Désarmoises vint brûler Hagondange, et les Tappes. Par représailles, les Messins envoyèrent piller son château de Richard-Ménil.
En 1449, Joachim, gouverneur de Gorze pour Charles VII, faisait des incursions sur les terres de l'Evêché et dans le pays Messin. Dans une course que ses gens firent de nuit, contre les lois de la guerre, on prit deux de leurs chefs, Jean de Bar et le prévôt de Briey. L'Evêque fit pendre celui-ci sur la côte d'Ancy ; l'autre fut pendu au gibet de Metz. Joachim dissimule et offre la paix à l'Evêque : on convient de s'assembler devant l'abbaye de Saint Clément au Sablon. L'Evêque, sans défiance, s'y rend avec une faible escorte ; à peine il a rencontré et salué le gouverneur, qu'il apperçoit sur le chemin de St-Ladre un grand nombre de cavaliers qui viennent à lui. Il se doute du piège, rompt brusquement l'entrevue, s'enfuit à tout bride et rentre à Metz, sans que Joachim ait pu l'atteindre. Honteux de n'avoir pu enlever l'Evêque, ce déloyal capitaine s'en vengea sur les habitants d'Ancy. Il feignit, à son retour, qu'il avait fait la paix avec le prélat ; ces bonnes gens le crurent, lui ouvrirent leurs portes. Il pilla le village et même l'Eglise où ils avaient caché leurs effets les plus précieux, et il enmena prisonniers à Gorze 40 des principaux habitants.
En 1461, des députés du comté de Bar et de la cité de Metz, s'assemblèrent à Ancy, pour traiter de la paix. Le comte avait imprudemment déclaré la guerre aux Messins, qui le punirent de sa témérité en dévastant ses domaines." |